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Les mesures de contrainte
Par principe, toute mesure de contrainte à l'égard
des patients est interdite.
En pratique :
Une mesure de contrainte est une mesure grave, appliquée
à l'insu ou sans le consentement libre et éclairé
du patient. Elle restreint sa liberté individuelle et peut
porter atteinte à sa dignité. L'enfermement, l'interdiction
de circuler librement ou d'entrer en contact avec ses proches, l'isolement,
l'attachement ou la contention médicamenteuse sont par exemple
des mesures de contrainte. Par principe, de telles mesures sont
interdites.
A titre exceptionnel, des mesures de contrainte peuvent toutefois
être imposées après consultation avec l'équipe
soignante. Il faut pour cela que le comportement du patient présente
un danger grave pour sa santé, sa sécurité
ou pour celles d'autres personnes. Il faut aussi que la mesure soit
proportionnelle et que d'autres mesures moins restrictives aient
échoué.
Si possible, la mesure aura auparavant été discutée
avec le patient, le représentant thérapeutique, le
représentant légal ou les proches.
Les mesures de contrainte ne peuvent pas se justifier par des mesures
d'économie. Elles ne peuvent être imposées que
pour une durée limitée et doivent faire l'objet de
réévaluations pour décider si il est nécessaire
de les maintenir ou si elles peuvent être levées.
Les règles concernant les mesures de contrainte varient d'un
canton à l'autre. Il est ainsi recommandé de consulter
les différentes législations cantonales pour le détail.
Bon à savoir :
-
Qu'est-ce que la contention médicamenteuse
?
C'est le fait d'administrer des calmants sans le consentement
libre et éclairé du patient.
En dehors des situations d'urgence, une telle mesure ne peut pas être imposée à une personne capable de discernement.
Pour un patient incapable de discernement, une telle mesure n'est
autorisée qu'avec l'accord d'une personne habilitée
à le représenter (voir " le
consentement libre et éclairé").
-
Comment puis-je m'opposer à une mesure de contrainte ?
La personne concernée, son représentant légal,
son représentant thérapeutique ou ses proches peuvent
s'adresser aux organes compétents dans leur canton pour
demander l'interdiction ou la levée des mesures de contrainte.
Dans les cas graves, ces organes peuvent décider d'un effet
suspensif. Pour plus d'information, veuillez consulter la
fiche cantonale en fin de cahier.
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